Wednesday, April 08, 2009

May angels lead you in
Hear you me my friends
On sleepless roads the sleepless go
May angels lead you in

J'ai été tellement occupée dernièrement... entre le travail, le voyage, la maison et son lot de responsabilité. Je n'avais pas l'intention de revenir ici avant d'être installée définitivement. Ce n'est pas l'inspiration qui manque - loin de là - je vis à 100,000 milles à l'heure et je n'ai jamais vu le temps passé aussi rapidement.

Ce soir, par contre, j'ai été brusquement ralenti dans mon élan. Le petit nuage sur lequel je m'étais confortablement installé a disparu en un instant et je suis tombée de haut. Ce que je croyais être une plaisanterie de mauvais goût sur Facebook s'est avéré être la réalité pure et dure, un wake-up call, une claque dans la face. Un de mes ami du CÉGEP est décédé et son statut Facebook annonçait la date de son exposition! J'ai reloadé sa page une bonne dizaine de fois puisque je ne pouvais pas y croire et j'ai lu tous les messages laissés par ses amis au cours des dernières heures. Des messages de sympathies, des messages sur comment il était, des messages écrits au passé! Merde pourquoi ils utilisent ce temps de verbe? Nous ne sommes pas sensés parler de lui au passé, mais en parler au présent! C'est un gars brillant qui a travaillé fort pour avoir un bel avenir et une belle carrière. Comment sa vie peut s'être éteinte aussi subitement lui qui était plein de vie? Comment une chose aussi horrible a pu arriver à une personne aussi bien?

J'essaie de comprendre, mais la mort est un concept que je ne comprends pas. Pourquoi lui? Pourquoi maintenant? Il avait encore toute sa vie devant lui et soudain, il n'y a plus rien. Seulement un vide que son absence a créé et qui sera impossible de combler. Et je pense à AC qui est partie en vacances dans le Sud et qui l'adorait comme un frère. Comment elle va réagir en apprenant cette nouvelle à son retour? Et tout ceux et celles qu'il laisse en arrière... Merde, c'est injuste cette vie!

Friday, March 13, 2009

Est-ce que c'est moi qui est trop dédaigneuse ou lorsqu'une collègue t'emprunte ta carte d'accès plusieurs fois dans une même journée, et que le lendemain, elle t'apprend qu'elle a sans doute une gastro-entérite, ça te donne envie de la frotter avec le nettoyeur le plus puissant de la planète peu importe si c'est contagieux ou non?
Ce soir en revenant du travail, j’ai eu la surprise de découvrir des voitures de police stationnées en face de mon bloc appartement dont une van avec l’écriteau « Scènes de crimes ». Pourquoi avant même de mettre les pieds dans le bloc, je savais qu’ils se trouvaient chez ma charmante nouvelle voisine? Mystère. Néanmoins, ils étaient bel et bien là à enquêter sur une agression présumée – apparemment, les veines de son avant-bras auraient été coupées par un intrus.

Avant de poursuivre l’histoire, Spike a entendu les voisins installés une chaîne et/ou un verrou supplémentaire à leur porte d’entrée un soir cette semaine. De plus, nous soupçonnons ma voisine d’être maniaco-dépressive et/ou d’avoir de sérieux troubles mentaux. Pourquoi? Puisque nous avons été incapables de lui parler suite à cette fameuse lettre laissée sur notre porte il y a quelques semaines. Elle ne nous a jamais répondu lorsque nous avons cogné à sa porte pour discuter sauf à une reprise et c’était pour remettre en main propre le poteau que j’avais déplacé à Spike. Ensuite, elle nous a laissé des jolis messages de haine sur notre porte d’entrée. Et tout récemment, elle a également réussi à insulter une de mes amie – qui riait un peu fort dans mon salon – en ouvrant sa porte et en gueulant dans le hall d’entrée « Vas-tu la fermer ta crisse de gueule ». Depuis ce temps, nous l’appelons la sauvage puisqu’elle n’est pas approchable et qu’elle n’est pas civilisée. Ah et elle et son copain débarqueraient tous les deux de leur voiture du côté passager afin d’être davantage collé sur notre voiture!

Pour revenir à la présente histoire, une personne se serait introduite dans notre bloc appartement – alors qu’il y a une première porte de sécurité à traverser – la personne se serait ensuite introduite chez ma voisine et l’aurait par la suite attaquer. Le problème de son histoire est qu’il y a deux retraités dans mon bloc et, par conséquent, ils auraient probablement entendu soit l’intrusion et/ou soit l’attaque. Ensuite, elle ne nous a même pas ouvert la porte lorsque nous avons essayé de parler avec elle et elle parle normalement au responsable du bloc à travers sa porte. Alors, pourquoi elle aurait innocemment ouvert la porte à un inconnu? De toute façon, pourquoi un inconnu irait attaquer une jeune femme dans le milieu de la journée, dans un bloc appartement, au 3e étage en ne sachant pas ce qu’il veut à l’intérieur de l’appartement? De plus, j’habite à un coin de rue d’un poste de police et, à l’exception de ma voiture qui s’est fait dévalisé l’hiver dernier, mon quartier est sécuritaire.

Et pourquoi avoir installé des verrous supplémentaires en début de semaine? C’est étrange et ce n’est pas logique à moins qu’elle avait peur de se faire attaquer. Ce qui signifie qu’elle connaissait son agresseur, qu’elle l’a laissé entrer (ce qui explique pourquoi les deux locataires n’ont rien entendu – mais pas les verrous supplémentaires) et que ça l’a tourné au vinaigre ou alors, elle s’est elle-même infligée ses blessures. À mon avis, c’est ce qui s’est passé puisqu’elle n’aurait pas laissé entrer personne en sachant qu’elle se ferait agresser. J’ai pitié d’elle puisque c’est vraiment triste quand les personnes de ton bloc pensent que t’es assez folle pour t’auto-mutiler.

Un policier a informellement interrogé Spike pour en savoir un peu plus sur les voisins et sur l’achalandage dans le hall d’entrée. Même lui, il n’avait pas l’air de la prendre au sérieux tellement son histoire semblait tordue! Bref, nous ne saurons jamais le fond de cette histoire, mais j’ai vraiment hâte de partir d’ici pour enfin être débarrassée de cette lunatique.
Restons positive, optimiste et motivée. Je m’interdis tous commentaires négatifs sur mon blogue et dans la vie de tous les jours d’ici mon déménagement de succursale – qui est toujours indéterminé soit dit en passant!

Mais avant, j’ai le droit à un dernier commentaire qui démontre le pathétisme extrême de la situation. J’ai été embauchée pour remplacer une collègue, qui elle, a pris le poste d’une femme qui est partie en congé de maternité - appelé ci-après Madame M. Depuis mon arrivée, je me bats pour être ajoutée à des listes d’envoi, sur laquelle figure Madame M., concernant le déménagement et concernant ma future succursale. Mon patron en a parlé au grand patron de l’endroit, ma collègue a averti la personne responsable de l’envoi des courriels et je l’ai moi-même appelé pour me faire ajouter. À ce jour, je ne suis toujours pas certaine d’être réellement sur ladite liste!

Aujourd’hui, j'ai reçu un message envoyé à tous les employés avec une mise-à-jour de la liste téléphonique de la nouvelle succursale (compte tenu des changements internes importants qu’il y a eu au cours des dernières semaines). J’avais demandé une modification il y a quelques jours puisque mon nom ne figurait pas sur la liste alors que le nom de Madame M. si trouvait toujours malgré son absence. Voici la mise-à-jour qu’ils ont effectuée : ils m’ont donné le même numéro de téléphone et numéro de cubicule que ma collègue qui a remplacé Madame M.! C’est tout à fait pathétique!

Voilà, mon bitchage sur mon nouvel emploi est formellement interdit jusqu’au déménagement!

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J’ai décidé de reprendre contrôle de la situation et me donner une chance d’apprécier mon choix. À vrai dire, je suis convaincue à 98% que les dernières semaines ne sont pas représentatives des prochains mois. Je suis arrivée dans l'entreprise au pire situation imaginable. Tout le monde travaillait fort, tout le monde était débordé, fatigué et tout le monde en avait marre. Mon patron nous a même confié que ça l’a été la période la plus occupée qu’il a vécu depuis son arrivé ici. Donc, il y a de l’espoir et quand il y a de l’espoir, je veux bien y croire! La diminution graduelle de mes heures de travail (à des heures plus normales) aide également - de beaucoup - à retrouver l’attitude positive qui me caractérise. Le retour de la motivation va également m’aider à accomplir un meilleur travail dans de meilleur délai et je pourrais ainsi retrouver éventuellement certaines tâches que j’ai perdues en quittant mon ancien travail.

Monday, March 09, 2009

Métro, boulot, dodo…

Ses mots décrivent très bien mon rythme de vie dernièrement. Et moi qui croyais avoir une meilleure qualité de vie en changeant d’emploi… Quelle déception! Heureusement, il s’agit d’une situation temporaire causé par une équipe ayant peu d’expérience et par un projet qui doit absolument être terminé d’ici la deuxième semaine de mars.

Malheureusement, et ce parce que je suis l’acquisition la plus récente de l’équipe, je me retrouve dans un tourbillon de travail inintéressant avec peu de formation. À vrai dire puisque personne ne sait vraiment ce qu’il fait et que l’équipe est en apprentissage, l’équipe préfère me donner du travail peu compliqué qui ne demande pas beaucoup de réflexion et de jugement - du travail de moine comme le dirait ma collègue MJ. Tout le contraire de mon ancien employeur qui me faisait confiance à 110% et qui me donnait toujours des nouveaux défis à relever.

Je pourrais prétendre que je suis contente et fière de mon coup comme la majorité des hypocrites qui sont incapables de reconnaître leurs erreurs, mais la vérité est que je m’ennuie de mon ancien travail. D’accord, les conditions étaient atroces, mais au moins, les défis donnaient un sens au travail. Ça fait plus d’un mois que je travaille ici et j’ai l’impression d’avoir pédalé dans le vide tellement je n’ai rien appris de pertinent malgré toutes les heures supplémentaires.

Je reconnais l’erreur que j’ai faite en décidant de partir. J’avais tellement mis le focus sur les points négatifs que j’en ai oublié tous les points positifs. J’aimais ça avoir une équipe à diriger, avoir le contrôle, pouvoir gérer mes projets à ma guise, avoir des défis constants à relever, être respectée, être quelqu’un. Ici, je suis une « no-name-qui-ne-sait-pas-de-quoi-qu’elle-parle-puisqu’elle-est-nouvelle ». J’ai échangé une carrière excitante pour une carrière dans un petit cubicule dans l’espérance d’être, un jour, reconnue pour ce que je vaux.

D’un autre côté, je sais que j’aurais eu un choix à faire entre ma famille et mon emploi. J’ai décidé de faire ce choix plus tôt que trop tard. Il faut simplement que j’accepte mon choix et me motive dans mes nouvelles fonctions. Il doit y avoir des défis quelque part, c’est à moi de les trouver et de saisir les opportunités qui se présenteront en cours de route. Et c’est ainsi que lorsque mon patron a parlé d’un projet intéressant qui sera mis en branle cet été, j’ai immédiatement manifesté mon intérêt! Je travaillerai donc sur ce projet spécial dans mes temps libres au travail.

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Je n’avais jamais réalisé à quel point mon employeur précédent prenait ses employés par la main. Je chialais sur l’organisation, mais la compagnie était très bien structurée : une nouvelle personne entrait au bureau, une personne des ressources humaines allait l’accueillir. Un nouveau programme devait être mis en place, une formation était donnée aux employés. Ici, c’est moi qui a dû appeler les ressources humaines pour leur rappeler que j’avais été engagée et que je voulais mon chèque de paie. Ça leur a quant même pris deux semaines avant de me rencontrer pour me donner toutes les informations pertinentes à mon embauche. Côté formation, on m’a simplement indiqué les programmes utilisés et on m’a laissé les découvrir de moi-même. Je suis débrouillarde, mais je crois qu’un minimum s’impose!

Dans la même veine, ils ont oubliés de m’ajouter à la liste d’envoi pour les informations concernant mon déménagement de poste! En effet, je dois être mutée dans une autre succursale en mars – ce qui était déjà prévu à mon embauche. Or, j’ai su la semaine dernière que le déménagement devait avoir lieu… la semaine dernière! Non mais, merci pour l’avertissement et bravo pour la communication! Heureusement, le déménagement a été repoussé à une date ultérieure… j’imagine cette semaine, mais je ne suis toujours pas au courant.

Et finalement, la palme d’or des déceptions – qui explique une partie de ma frustration – je vais avoir une nouvelle supérieure et personne n’a daigné me le dire pendant mon processus d’embauche! Lorsque j’ai fait l’entrevue et que j’ai rencontré D. j’ai trouvé en lui le mentor que j’aurais aimé avoir. Ce gars là, il sait où il s’en va et il a des idées similaires aux miennes. Ma chasseuse de tête m’a vanté ses talents et à quel point j’allais apprendre de lui et bla, bla, bla! Bref, la compagnie a engagé une nouvelle personne qui va prendre une partie de ses tâches et elle sera ma nouvelle patronne puisque les tâches qu’elle prend sont reliées à mon travail.

Monday, February 02, 2009

*** Attention, ce message est écrit avec un sentiment intense de frustration. Yeux chastes s'abstenir! ***

Moi qui croyais que mon ancien voisin était la personne la plus égocentrique, narcissique et égoïste dans la province du Québec et bien voilà, qu'il a maintenant une compétitrice féroce! Ma voisine est une bitch et même encore le mot est trop gentil pour la décrire. C'est rare qu'une personne réussi à provoquer une telle colère en moi, mais elle réussi à le faire avec une facilité impressionnante alors que j'ai aucun souvenir de son visage.

J'ai parlé à maintes reprises des problèmes de stationnement que mon voisin s'amusait à créer. Heureusement, nous avions qu'à l'avertir par l'intermédiaire d'un tiers et le problème était résolu temporairement jusqu'à ce qu'il recommence. Or, cette bitch, elle ne veut rien comprendre, elle ne veut pas parler, elle veut faire la dure d'oreille et ironiquement, elle est mi-sourde aussi.

Aujourd'hui, alors que je voulais aller chez la coiffeuse (un post suivra à ce propos), j'ai eu la surprise de découvrir sa voiture stationnée à moins de 2 pieds de ma voiture. Pour vous donner une idée, je ne pouvais même pas accéder à ma portière côté passager tellement les voitures étaient collées. Bref, je me dis que je vais aller l'avertir, que nous allons en discuter et qu'il n'y aura plus de problème. La réaction mature à prendre, non?! J'ai sonné chez elle, mais elle n'a pas répondu pour me faire entrer dans l'édifice. J'ai donc débarré la porte et je suis allée cogner directement à sa porte. Au début à petits coups, mais puisque j'entendais son téléviseur, j'ai cogné de plus en plus fort avant d'abandonner puisque j'ai bien vu qu'elle n'ouvrirait jamais.

À mon retour de chez la coiffeuse, j'ai trouvé le mot suivant collé sur ma porte :

Apprend à conduire et on aura plus de probleme!

Je suis precisement devant mon "poteau".

Évite de revenir bucher dans ma porte, ca pourrai tres certainement degenerer!

Je vais continuer a me stationné devant mon poteau, c'est votre choix de vous stationné de manière a ce que je vous colle!


Premièrement, nous sommes stationnés devant notre poteau aussi et c'est comme ça depuis plusieurs semaines - on peut voir l'asphalte sous notre voiture. En plus, eux ils prennent leur voiture à chaque jour. C'est elle qui n'a pas d'affaires à stationner sa voiture à moins de 2 pieds de la mienne - particulièrement qu'elle a maintenant le fond du stationnement!

Deuxièmement, buché dans sa porte??? Si elle avait répondu, je n'aurais pas eu à cogner à maintes reprises dans sa porte! Et ça pourrait dégénérer? C'est quoi des menaces? Quoiqu'elle a déjà dit à ma voisine - qui lui demandait de diminuer son volume - d'aller à l'hospice. Qui peut manquer de respect à ce point? Qui peut être aussi méchante dans ses propos?

Je te parle, je veux communiquer, écoute sacrement!

Elle se fout de tout le monde et elle va finir par en vivre les conséquences. D'ailleurs, la propriétaire a l'intention de l'expulser du logement - et ça fait même pas 3 mois qu'ils sont emménagés. Néanmoins, elle doit avoir l'approbation des locataires du bloc pour le faire. Je ne crois pas qu'une personne peut se faire mettre dehors parce qu'elle est PMS... mais je vais maintenant noter chaque fois que son volume est trop fort, chaque fois que nous devons l'avertir, chaque faux-mouvement! Elle veut la guerre, elle va l'avoir la bitch!

Sunday, February 01, 2009

Quelle libération! J’ai l’impression qu’un poids immense s’est enlevé de mes épaules… mais c’est sans doute le poids de mon sac à dos qui contenait mon bureau de travail (ordinateur portatif, crayons, feuilles, dossiers) que j’ai redonné avec mes clés avant de franchir les portes pour la dernière fois vendredi soir. C’est la fin d’un chapitre. Un chapitre rempli d’émotions, que j’ai vécu à fond et qui m’a permis de grandir.

Monday, January 19, 2009

Primeur à mes lecteurs

Juste avant de partir pour les vacances des Fêtes, je suis allée passer une entrevue pour un poste similaire à celui qui m’avait été refusé au mois d'août. J'en avais d'ailleurs parlé dans le post Hope was wasting away. Cette fois-ci, j’avais un bon pressentiment. J’avais plus d’expérience (3 mois, ça compte), l’atmosphère joyeuse des Fêtes se faisait ressentir et le destin ne pouvait quand même pas être cruel une deuxième fois.

Et bien, c’est faux, le destin peut être cruel aussi souvent qu’il le désire. Quelques jours après l'entrevue, j'ai reçu un courriel collectif d’au revoir d'une collègue. Elle venait tout juste d’accepter un poste dans la compagnie pour laquelle je venais de faire l'entrevue. Prenant mon courage à deux mains, je lui ai envoyé un courriel pour la féliciter et lui demander subtilement des renseignements sur son nouvel emploi pour finalement me rendre compte qu'il s'agit d'une coïncidence et qu'elle a signé pour un autre poste que celui pour lequel j'ai postulé. L’espoir était de retour et j’ai passé le temps de Fêtes à me demander je l’avais obtenu.

À mon retour de vacances, un message m'attendait sur mon répondeur me disant que le choix était entre moi et un autre gars. Mes chances étaient encore bonnes puisque j'avais techniquement 50% des chances de l'obtenir… Quelle erreur! Non seulement, le gars a fait son entrevue la première semaine de janvier – alors que moi, on doit m’avoir oublié entre deux réveillons avec mon entrevue avant les Fêtes– mais en plus, il a cette avantage d’être pourvu d’un pénis. La compagnie pour laquelle j'ai postulé à recruter énormément de femmes. Sur une équipe d'une soixantaine de personnes, il doit avoir au moins cinquante femmes. Conséquemment, il y en a toujours une qui annonce à son patron qu'elle est enceinte et qu'elle doit être remplacée pendant son congé de maternité. Le gars, contrairement à moi qui n’a pas encore fondé sa famille, est là pour rester. Je comprends donc pourquoi il a été choisi par rapport à moi. C'est de la discrimination, oui! Mais on s'entend que c'est la réalité. Bref, le gars a eu l’offre et moi, j’ai reçu l’humiliation d’apprendre qu'il s'agissait d'un de mes collègues de travail. Et je vous mens pas. L'offre a été faite à quelqu'un avec qui je travaille! Merde, c’est une claque dans la face ça.

L’histoire ne se termine néanmoins pas là. Lundi dernier, j'ai appris que le gars qui m’a passé en entrevue regrettait son choix puisque mon collègue n’avait toujours pas signé l’offre. La question est : est-ce que je dois cracher sur une offre de travail parce que j'ai été la "second best"? Ou alors est-ce que je la prends avec une prime pour l'humiliation et leur prouve qu'ils auraient dû me choisir dès le début? Évidemment, j'ai un grand cœur et tout le monde a droit à l’erreur. D’ailleurs, j’ai dû me battre pour obtenir l’emploi que j’ai présentement et je ne regrette pas une seconde de l’avoir fait. Mais pour revenir à mon histoire, j’ai décidé de piler sur mon orgueil et j’ai envoyé un courriel au gars qui m’a passé en entrevue pour lui réitérer mon intérêt pour le poste. Bref, j’ai obtenu l’offre que je désirais tant avec un meilleur salaire que j’imaginais, des belles conditions de travail et des beaux défis qui m’attendent. J’ai remis ma démission vendredi dernier.

À mes amis facebookiens – s’il-vous-plaît ne pas écrire de commentaires sur mon wall à ce sujet puisque je ne l’ai pas officiellement annoncé à tout le monde encore ;)
Il s’en est passé des hauts et des bas depuis ma dernière apparition ici. J'ai vécu une rupture amicale. Vous avez bien lu, je me suis fait larguer par une amie. Elle m'a dit qu'elle avait "besoin de temps et d'espace" et qu’elle avait des "décisions à prendre". Comment est-ce possible de prendre un break d'une amie? Encore mieux, comment est-ce possible de prendre un break d'une amie qui habite sur une Rive différente? Je veux dire ce n’est pas comme si on vivait ensemble, encore moins comme si je l’appelais à tous les jours. Et qu’est-ce que ça veut dire des "décisions à prendre"? Je suis son amie, pas son chum! Ce n’est pas pour juger ici, mais c’est totalement démesuré. C’est triste et pathétique.

On est en 2009, on est toutes les deux adultes dans la vingtaine et pourtant, j'ai l'impression d'être de retour au début des années 90 à me chicaner pour un rien. Parce que c'est pour ça qu'on se chicane à mes yeux, un gros rien! Lorsque je lui ai demandé pourquoi elle était aussi fâchée contre moi, elle m'a répondu que c'était à cause de mon blogue. Et oui, mon blogue qui est lu par qui… quelques bloggueuses, un couple d’amis, ma belle-sœur et les personnes qui font des recherches étranges sur Google, tout un lectorat. Mon propre chum ne me lit même plus parce qu’il trouve ça pathétique! Mais bon, je suis une bloggueuse. J'écris ce que je pense, ce que je suis, ce que je vois, ce que je ressens. J'écris à propos de moi et non à propos des autres et de leur vision de la vie. J'écris pour me défouler, pour vider mon vase avant que quelqu'un y dépose la goutte qui le fera déborder. J'écris parce que je suis humaine, que je ne suis pas parfaite et que j'ai besoin de mettre en perspective des situations que je vis ou que j’ai vécu. J’écris pour faire taire ses voix à l’intérieur de moi, pour exorciser mes démons. J’écris pour moi et non pour être méchante, bitcher et blesser les personnes que j’aime.

Je réalise qu’il doit y avoir beaucoup plus qu'un simple blogue et quelques mots lancés dans la blogosphère pour provoquer une telle frustration. Et c’est peut-être moi, peut-être pas. J'ai l'impression d'avoir été la goutte de trop dans son vase et il était plus facile pour elle de jeter toute sa colère sur moi que d'en discuter avec les autres. J'essaie de comprendre, j'essaie de rationnaliser, mais je crois qu'il est surtout temps pour moi de faire mon deuil. Je suis triste parce que je perds quelqu’un que j’aime malgré toutes mes tentatives de réconciliation. Et je suis fâchée parce qu'elle réussi à me faire sentir coupable et à me faire porter le blâme alors que j'ai seulement exprimé mes sentiments. Je me trouve pathétique parce que je sais que j'ai de la misère à décrocher, que je vais continuer à faire des efforts et à espérer. Et pourquoi? Qu’est-ce que cette relation m’apporte? Dès que ça tourne le moindre mal, c’est moi qui m’excuse, c’est moi qui fait les premiers pas, c’est moi qui essaie! C’est pas normal! Ma belle-sœur m'a un jour parlé d'une collègue de travail qui essaie d'être son amie, mais ma belle-sœur ne l’aime tout simplement pas. Est-ce que c’est moi? Est-ce que je suis la collègue pathétique qui recherche une amitié à tout prix qui n'existe pas?

En même temps, j’ai l’impression que mon amie a besoin d'aide, qu'elle a besoin de quelqu'un pour la guider, la réconforter. J'ai l'impression qu'elle doit être dans une impasse, qu'elle a besoin de parler, de s'exprimer et qu'elle est incapable de gérer ses émotions. Je ne veux pas lui tourner le dos si elle a besoin de moi. Je n'ai jamais fermé la porte à personne et je n'ai pas l'intention de commencer. Mais est-ce que j'ai vraiment besoin d'être le petit agneau qui se fait sacrifier pour tous les autres?

C'est un beau dilemme que je risque de disséquer sur mon blogue au cours des prochaines semaines.

Friday, January 02, 2009

Tu cries et tu cries, mais moi je ne t'entends pas
Dis-moi des mots gentils et peut-être là...
Tu cries et tu cries, mais pourquoi tu cries comme ça?
T'as pas encore compris que j't'écouterai pas

Tant que tu ne me diras pas doucement ce qu'il y a
Je boucherai devant toi mes oreilles de mes doigts

Tu parles, tu parles, tu dis, mais tu dis rien
Prends ton temps et ravale, la rage ne te va pas bien
Ta langue bafouille au même rythme qu'elle se fourche
Des mots qui trahissent ton mal farouche
Friday - January 2, 2009 – 5 h 02 am

Si j’exclus les quelques derniers jours de 2008 qui ont été maussades, j’ai quand même vécu une belle année 2008. J’ai décidé de faire un bilan sur les sujets suivants Amitié, Amour, Découvertes de l’année, Famille, Santé, Travail et Voisinage.

Amitié
Au cours de l’année 2008, j’ai élargi mon cercle d’amis et j’ai inclus des personnes que je n’avais pas vues depuis longtemps. Je n’ai jamais été aussi bien entourée de toute ma vie. J’ai des bons amis sur lesquelles je peux compter. J’ai également rencontré des amies blogueuses – Machavalou, Mini & Cynthia - que j’ai malheureusement négligées au cours des dernières semaines dues à l’absence d’une connexion Internet, mais je reviens bientôt (le 11 janvier) à temps plein dans mon appartement!

Amour
Après quelques années de stagnation dans ma vie de couple, nous avons maintenant des beaux projets de planifier pour le printemps 2009. Nous allons nous acheter notre première maison et nous allons faire notre premier voyage exotique – même si c’est pour le mariage d’une amie – dans le Sud.

Découvertes
L’année 2008 aura été l’année des découvertes musicales pour moi : Rise Against, Blaqk Audio, After Midnight Project, Chris Daughtry et Carrie Underwood. Je les adore tout simplement. Il ne reste plus qu’à attendre qu’Evanescence se décide à faire un nouveau disque et je vais être ravie ! J’ai également découvert une des meilleures comédies télévisées How I Met Your Mother. Je vais d’ailleurs faire un post spécial pour en parler au cours des prochains jours.

Famille
Je suis contente de vous annoncer que ma famille s’est à nouveau élargie avec l’arrivée de ma petite nièce. Elle s’élargira à nouveau en 2009 avec l’arrivée d’un 3e petit neveu ou d’une 2e petite nièce. Néanmoins, je n’ai toujours pas réussi à convaincre les membres de ma famille que je valais la peine de faire un petit détour.

Santé
J’ai même l’impression que ma santé s’est améliorée pendant l’année 2008. Je n’arrive pas à me souvenir si j’ai vraiment été malade – à l’exception des quelques jours après avoir reçu le vaccin de la grippe. C’est quand même une amélioration comparativement aux années précédentes. L’année 2008 aura également été très bénéfique, je m’étais débarrassée de mon insomnie, mais elle a refait son apparition pendant le temps des Fêtes.

Travail
Je n’ai pas réussi à décrocher le nouvel emploi que je voulais tant – malgré toutes les entrevues que j’ai faites depuis le mois d’août – mais je suis quand même fière d’avoir essayé. J’ai passé un bel automne à travailler sur un projet intéressant avec des personnes talentueuses et intéressantes. J’ai également eu d’excellents commentaires sur mon travail tout au long de mon année autant de mes supérieurs que de mes subordonnées. Ce qui à mes yeux est primordial. J’aime ça savoir qu’on m’apprécie au travail!

Voisinage
Les nouveaux voisins sont apparus dans notre vie en même temps que nous étions entre-deux demeures. Par conséquent, nous avons habités à côté d’eux seulement une semaine – soit la semaine où ils s’installaient dans leur appartement qui n’est pas représentative de la vie de tous les jours. Je n’ai pas encore eu le temps d’apprendre à les connaître, ni à voir leurs habitudes de vie. Cependant, selon les rumeurs, je risque d’avoir des problèmes avec eux. La propriétaire m’a raconté que puisque la voisine est sourde et qu’elle refuse de porter un appareil auditif, elle met son volume dans le tapis et la voisine qui habite en dessous d’eux doit maintenant mettre des bouchons dans ses oreilles pour ne pas l’entendre.
Friday - January 2, 2009 – 4 h 14 am

Actions speaks louder than words

Quelqu’un a soulevé le fait que c’était injuste que je parle de l’histoire de la bouteille d’eau sur mon blogue et que je ne parle pas du manque de respect que peut avoir mon copain envers certaines autres personnes.

Je crois qu’il est clair qu’il s’agit de mon blogue et de mon espace personnel. Ce n’est pas pour être égocentrique, ni être égoïste, mais ici, ça parle de moi et de ma relation avec les autres. Par conséquent, j’écris les histoires qui me touchent personnellement et non les histoires qui concernent les autres. Ce n’est pas à moi de juger si les propos sont irrespectueux ou non. Le ton utilisé, la circonstance et les mots employés peuvent rendre une remarque irrespectueuse en une blague. Il y a également la question d’interprétation, de susceptibilité et d’irascibilité de la personne avec qui Spike s’entretient.

De plus, une action en dit souvent beaucoup plus sur le respect que les paroles elles-mêmes. Alors voilà, je ne discuterai pas des conversations que peut avoir Spike avec les personnes de son entourage sur mon blogue.
Friday – January 2, 2009 – 3 h 37 am

Sometimes you can't go back
Why'd you have to go and make a mess like that
I just have to say before I let go

Have you ever been low
Have you ever had a friend that let you down so

'Cause what you did was low

She still hasn’t called. In a way, I’m not really that surprised because after all, I have always been the one crawling back to her, trying to fix things, but not this time. If she can’t even do the tiniest step towards me, it clearly shows she wasn’t a friend in the first place and she doesn’t care. I wasn’t the one who destroyed our friendship. It was probably dead a long time ago because she let it died and I was too blind to see it.

I want to pretend I’m okay, that it doesn’t hurt, but it does. I care a great deal about my friends – all of them - and to have one treating me like I’m less important than trash is really upsetting and it hurts me. But now I know exactly where I stand with her and I know it can only get better in time. It’s not the end of the world; it’s only the end of a friendship I used to hold dear in my heart.
Wednesday - December 31, 2008 – 5 h 13 am

Wednesdays - She used to publish more posts on Wednesdays and her writings was always more meaningful on that day of the week. I always wonder how she did it, how could she be more inspired on a Wednesday rather than any other day of the week but I never got the answer.

Today, it’s Wednesday and even though my insomnia is back because thoughts are constantly running in my head, I’m not quite sure what to write or how to write it. I know the topic - the end of a friendship – but I can’t put in into words. Putting it into words makes it more real and to be honest, I was hoping for a miracle or some leftover holiday spirit to fix it. But there has been no sign on her part, not even the slightness effort to try to make things okay.

It saddens me to see that after all these years, I’m not even worth a little something. It is still too much for her to pick up the phone, dial my number, let me explain what I meant and simply apologize for being harsh. No, she yelled, she interpreted, she brought back everything she could think of in order to hurt me and she wouldn’t even let me talk. And even after she hung up on me, I still tried to make her listen and to talk to her, because after all, I thought she had said all those nasty things out of anger – which doesn’t make it okay. But despite all my efforts - me apologizing for whatever I did wrong - , it wasn’t enough.

I realize now that this is hopeless but it isn’t because of me. I tried to make things right and I failed. I played my part, I can’t play hers. I did what I had to, but what did she do besides treating me like trash? Absolutely nothing. And somehow, it is still me that has to do the next step. My only mistake – which I will never believe is a mistake - was to express how I felt about it all and to write my feelings on my blog. I’m witnessing the end of a friendship because of some meaningless words written on the Internet. This says a lot about our so-called friendship.

So even with my best intentions and a thousand apologies, it will never be enough. I wasn’t enough. As much as it hurts me to say this, she didn’t care all that much because if she did care, even a little, she would have picked up the phone by now. But she didn’t… and I’m still waiting for the phone to ring, but I doubt more and more that it will.

Saturday, December 27, 2008

If you think I don't care you're dead wrong. It is because I care that it hurts so much. Can't you see?